14 Juin, 7h32:
C'est ce jour précis que tout commenca. D'abord le même rituel, dix minutes pour se reveiller, vingt autres pour déjeuner, se préparer et quatres pour descendre jusqu'a la gare. Il se pose sur son banc, et comme chaque matin fait sa distribution de sourires. Les gens l'apprécient en ne connaissant seulement la blancheur de ses dents.
Cette jeune femme debarqua sur le quaie ce jour la. Rien de bien extraordinaire. Si en fait si. Elle était magnifique pour lui. Un rayon de soleil.. Elle attendait la, dans ses pensées, ses longs cheuveux roux et sa jupe mise en mouvement par la vitesse des trains. Malheuresement il devait partir. Il était trop tard.
15 Juin, 6h32:
Si, si vous avez bien comprit: C'est une heure plus tôt qu'il avait réglé son réveil,....de peur de louper son train, bien sur! Il l'attendait, à l'affut du moindre éclat de rousseur en approche. Quel con, se disait-il. Et si elle ne revenait pas ? Si c'était exeptionel pour elle de prendre le train...? Après tout, peut etre l'avait il jamais remarqué ? Mais non ce n'est pas possible de passer à coté d'une femme pareil ! Clac, clac, clac. . fit elle a l'autre bout de la gare avec ses talons, il l'avait repéré. Elle avançait vers lui. Toujours aussi élégante. Mais toujours son putain de train qui arrivait avant le sien. Toute la journée, il regrettait: De ne pas l'avoir accoster, Qu'elle ne le regarde pas, D'être moche. .. D'être tomber amoureux.
16 Juin, 5h32:
Aujourd'hui, il avait décidé de prendre les choses en mains, trop de remords sur la conscience. Il allait prendre son numéro, essayer du moins. C'est une heure et vingt minutes qu'il mit à se préparer. Enfila un jean, une chemise, l'enleva, mit un baggy pour reprendre le jean, ajouta un t-shirt et finallement remit la chemise. A peine était-il posé sur le quaie que son coeur pulsait comme jamais. La femme au lando arriva, le gothic plongé dans son iPod, la grand-mère avec son caniche, les jumeaux... mais pas cette fille. L'angoisse était au maximum. La distribution de sourires n'avait pas eu lieu aujourd'hui. Soudain elle débarque en courant, se glisse dans son train, les portes se ferment et déja disparait derriere la foule. Il n'avait rien compris. Et Merde! Voila qu'il en avait oublié le son propre train! Il était déja partit...!
Il attendit toute la semaine sur le quaie, 14h sur 24. . En oublia sa fac. L'espoir de la revoir, de lui parler.
4 Septembre.
Les gens ne cherchaient plus du regard son sourire car il n'en donnait plus. La chemise avait laissé place au pull. Doucement, 7h32 était revenu dans sa vie. Il se leve de son banc face à la rame, deux pas vers la porte du train, replace sa sacoche sur son épaule. tourne la tête. Clac, clac, clac....